cover2

Test de la WitBox – Nos conclusions

A l’issue de notre premier article sur la Witbox, il nous restait à effectuer l’installation du logiciel d’impression afin d’avoir entièrement la main sur la machine et pouvoir configurer les paramètres d’impressions selon nos besoins.

1. Le Logiciel

C’est toujours un moment un peu sensible car l’installation sous Windows 8 peut poser des problèmes comme vous avez pu vous en rendre compte jusqu’à présent. Et c’est une bonne surprise qui nous vient avec la Witbox car ce n’est pas un logiciel de Slice (tranchage) qui nous est proposé mais bien 3 logiciels différents. Libre à vous de choisir le logiciel Cura qui est édité par Ultimaker, Slic3r ou Skeinforge selon vos affinités. Pour notre part, nous avons choisi Cura car c’est celui recommandé par le distributeur mais aussi celui fourni sur la carte SD de l’imprimante.

L’installation ne pose pas de problème particulier mais nous avons malgré tout rencontré quelques soucis pour communiquer avec l’imprimante via le port USB. Ceci dit, Cura est un pur bonheur à utiliser et comme il propose de sauvegarder votre GCode sur la carte SD de l’imprimante, nous n’avons eu qu’à brancher celle-ci sur notre ordinateur pour pouvoir imprimer sans perte de temps. Soulignons tout de même l’interface de Cura qui est vraiment très soignée et propose toutes les options possibles et imaginables pour imprimer des objets de qualité.

Cura

Un autre point très appréciable est la multitude d’informations disponible sur le site du constructeur. Tout s’y trouve, les logiciels bien entendu mais aussi les profils pour un démarrage en douceur, les fichiers stl pour imprimer des pieds pour l’imprimante et même les plans complets de la machine. Notez également que si vous avez la possibilités d’acheter plusieurs Witbox vous pourrez les empiler les unes sur les autres sans perte d’accessibilité, le filament étant introduit via l’arrière de la machine.

towermode

2. Premières impressions 3D

Avant de nous lancer dans l’impression de notre objet de torture nous avons d’abord fait nos armes sur quelques objets issus de la plateforme Thingiverse et publiés par nos amis du FabShop, sans oublier la TreeFrog imaginé par MorenaP.

3. L’objet de torture

L’impression de notre objet de torture avait bien commencé mais les premiers soucis se sont vites manifestés comme vous pouvez le constater sur les photos suivantes :

Alors vous le croirez ou non, mais à peine connecté à notre client mail pour voir ce que le service après-vente de 3D Printer Avenue avait dans le ventre et voilà qu’un mail de leur part tombe dans notre boîte de réception. Je ne sais pas comment ils ont fait mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont de l’intuition… ou que les dieux de l’impression était avec nous !

Le mail soulignait une alerte reçue du fabricant concernant la plaque de plexi située sous le plateau d’impression qui avait tendance à se décoller, et c’était exactement le cas… Deux petites gouttes de colle forte plus tard (et un changement de filament) et notre objet de torture sortait à la perfection :

A l’usage l’imprimante s’est révélée assez stable et relativement fiable. Nous avons encore rencontré quelque petits soucis de finition avec d’autres pièces mais il s’est avéré qu’une poulie crantée s’était desserrée provoquant un léger frottement sur l’axe Y. Pour le reste nous avons parcouru quelques forums à gauche et à droite afin d’avoir les avis de la communauté sur cette machine et ils ont tous confirmé notre point de vue sur la fiabilité de celle-ci. Presque un sans-faute donc si vous envisagez cette imprimante pour libérer votre créativité.

Conclusions

Si nous voulions résumer ces conclusions en quelques mots, nous pourrions nous contenter de dire que nous sommes séduits par cette machine. Elle est réellement très bien finie, son volume d’impression est large et son châssis est à l’épreuve des tremblements de terre. S’il y a un vrai point négatif à souligner c’est très certainement le bruit des deux gros ventilateurs situés à l’arrière de l’imprimante. Ils sont très utiles certes mais le niveau sonore qu’ils dégagent pourra en exciter certains. Pour positiver, on dira que grâce à eux le bruit de l’impression est relativement inaudible mais si vous avez une pièce bien à l’écart de votre lieu de vie/travail, ca sera l’idéal pour l’entreposer.

Pour :

  • Le plateau d’impression qui reste un des plus grands du marché
  • La fiabilité de la machine
  • Le service après-vente hyper réactif
  • La qualité d’impression
  • Le choix des logiciels

Contre :

  • Le bruit des ventilateurs
  • Le firmware encore perfectible à notre sens (il manque l’une ou l’autre option comme le fait de relancer le calibrage du plateau pour vérifier le premier calibrage)
  • L’accessibilité de la carte SD lorsque le plateau est en position initiale

Encore un grand merci à 3D Printer Avenue, revendeur français de la Witbox, pour le prêt de la machine.

cover

Test de l’imprimante Witbox – Partie 1

Cette semaine nous avons eu la chance de pouvoir tester la Witbox de chez Bq, distribuée en France par3D Printer Avenue. Cette petite imprimante espagnole avait déjà retenu notre attention à diverses reprises car elle ressemble pas mal à notre machine de référence qu’est la Makerbot Replicator 2 tout en ayant bénéficié des différents retours de la communauté. Alors la Witbox, une réplique de Makerbot ou une vraie avancée ? Avant de répondre à cette question voyons d’un peu plus près à quoi elle ressemble…

Une de nos plus grosses craintes lors de la réception des colis est de découvrir l’état de celui-ci après avoir parcouru quelques centaines de km. Jusque-là tout s’était toujours très bien passé mais cette fois-ci on dirait que La Poste a voulu nous jouer un petit tour comme en atteste les photos ci-dessous.

Rassurez-vous, plus de peur que de mal car seul l’emballage a souffert ce qui nous donne déjà un premier indice sur la qualité de celui-ci. Mais continuons le déballage…

C’est en général à ce moment que l’on se rend mieux compte de la qualité des composants embarqués car oui, cela à une incidence sur le poids de la machine. Et au vue de celui de la Witbox on se dit directement qu’il y a du lourd là-dedans.

La WitBox vue de face

La WitBox vue de face

La Witbox vue de dos avec ses ventilateurs impressionnants

La Witbox vue de dos avec ses ventilateurs impressionnants

Le panneau de commande avec écran et bouton de contrôle

Le panneau de commande avec écran et bouton de contrôle

Du côté des accessoires ils ne sont pas en reste non plus. Nous retrouvons dans la boite le traditionnel câble USB, câble d’alimentation (notez l’intégration du boîtier d’alimentation), une bobine de PLA gris, un support de bobine en aluminium mais aussi quelques surprises tels que les pieds de l’imprimante (imprimés comme il se doit), un exemple d’objet (la boite rouge), les clés pour resserrer vos vis mais aussi les clés de la machine… Et oui, ils est possible de fermer la porte de l’imprimante à clé afin de sécuriser vos impressions le plus possible.

Le plateau d’impression n’est pas en reste non plus. Une belle pièce de verre, bien épaisse à laquelle vient se coller un morceau de plexi afin d’assurer sa stabilité.

Maintenant que la machine est déballée voyons ce que nous propose le constructeur afin de la mettre en route le plus efficacement possible.

Nous avons bien entendu respecté à la lettre les premières consignes et en un quart d’heure, l’imprimante était prête à l’emploi. Notez au passage que le premier objet conseillé est la petite boîte rouge qui nous était livrée avec la machine et dont les fichiers .stl sont fournis sur la carte SD avec toutes la documentation nécessaire. Rien de transcendantal mais l’air de rien il est très sympa ce petit boitier.

Dans une deuxième partie, nous reviendrons sur l’installation logicielle, quelques objets imprimés en 3D ainsi que sur nos conclusions à propos de la Witbox. A première vue, il s’agit d’une imprimante assez proche de la MakerBot Replicator 2, présentant toutefois un volume d’impression plus important de 297x210x200 mm (contre 285x153x155 mm pour la Rep 2). Reste à savoir ce qu’elle a dans le ventre.

Nos remarques sur ce déballage initial :

Pour : 

  • Packaging efficace et bien protégé
  • Une imprimante solide et sécurisante
  • Plétore d’accessoires

Contre:

  • Pas grand chose pour le moment, pourvu que cela dure

Encore un grand merci à 3D Printer Avenue pour le prêt de la machine.

image02

Test de l’imprimante Replicator 5G – Conclusions

Après avoir déballé et installé l’imprimante , la tentation de lancer une première impression avant même d’installer le logiciel était bien trop grande. Comme expliqué dans notre article précédent, la mémoire interne de l’imprimante présentait un unique fichier, l’écrou et le boulon. Impatient que nous sommes, nous n’avons même pas pris la peine de vérifier si le plateau d’impression était bien calibré et avons décidé de faire confiance aux réglages d’usine. Après tout, nous ne sommes sûrement pas les seuls, si ?

ecrou

On a alors lancé l’impression directement depuis le panneau de commandes de la machine. Rien à redire, le processus n’a pas vraiment changé par rapport aux anciennes versions et après l’alignement du plateau (inclus dorénavant dans le processus d’impression), le retour en position de départ des différents axes et la montée en température de la buse, l’impression commence et se termine sans encombre. C’est plutôt bien parti !

Le logiciel MakerBot Desktop

Il nous reste encore à installer le logiciel d’impression qui, comme vous devez le savoir maintenant, à évoluer depuis la sortie de la Replicator 2X. Exit Makerware et bienvenue à MakerBot Desktop. Pour rappel, notre ordinateur est équipé de Windows 8.1 avec les dernières mises à jour installées. L’installation du logiciel ne pose pas de problèmes particuliers (pensez tout de même à l’installer en mode Administrateur) mais nous relevons tout de même un petit point gênant : pour pouvoir installer MakerBot Desktop il faut d’abord désinstaller Makerware. A priori, cela ne devrait pas être gênant mais la version actuelle de Makerbot Desktop ne supporte que les Replicator de 5ème générations…

Concrètement, si vous avez une Replicator 2, il vous faudra pour le moment un second ordinateur (ou utiliser un autre logiciel comme ReplicatorG). Comme dit plus haut, il ne s’agit que d’un problème minime car Makerbot Desktop est bel et bien prévu pour fonctionner avec toutes les MakerBot dans un avenir proche…

Une fois le logiciel installé, on remarquera que Thingiverse, la plateforme de partage de fichiers de MakerBot, est déjà intégré au logiciel. Je vous laisse juger par vous même de son intérêt, mais force est de constater que les deux se marient plutôt bien. Et parce qu’une vidéo est toujours plus parlante :

Simple et efficace donc mais regardons d’un peu plus près les nouveautés annoncées et voyons si elles tiennent leurs promesses. La plus flagrante d’entre elle est incontestablement la prévisualisation de l’impression. Non pas que ce soit une nouvelle fonctionnalité mais elle est désormais plus accessible et bien mieux mise en avant.

On apprécie les infos supplémentaires ;)

La barre latérale à gauche permet de naviguer parmi les couches

Alors bug ou coïncidence, lors de l’impression de notre objet de torture, l’imprimante s’est arrêtée sans raisons apparentes. Selon le panneau de contrôle, il n’y avait soit disant plus assez de filament alors que la bobine était neuve. Cela nous aura toutefois permis de constater ce nouveau système de notification. L’imprimante s’arrête de fonctionner, vous demande de régler le problème et vous laisse reprendre l’impression là où elle s’était arrêtée. C’est une vrai bonne amélioration, demandée par beaucoup de monde et qui a été entendue !

DSC_0072

L’appareil photo

Autre amélioration mise en avant par MakerBot, l’appareil photo intégré à l’imprimante. Sur le papier, le concept peut paraitre très séduisant mais dans la pratique, il s’agit plus d’un gadget qu’autre chose. Les options sont limitées et ne vous attendez pas à de la HD, avec un capteur de 320 x 240 vos photos seront juste bonnes pour partager sur Facebook. Nous nous attendions à plus, comme du timelapse, l’envoi automatique des photos, l’intégration à Thingiverse (avec pourquoi pas l’ajout de la photo dans la catégorie « I made One »)…

Malgré tout, les fonctionnalités manquantes à ce jour comme le WiFi ou l’application mobile pourraient bien corriger le tir… Si ce n’est pas le cas, l’appareil photo de votre mobile à encore de beaux jours devant lui.

camera

Notre verdict

Alors que retenir de cette nouvelle Replicator ? De manière générale, on s’accorde sur le fait qu’elle tient la route. Très facile à prendre en main, des fonctionnalités intéressantes qui devraient encourager les utilisateurs novices à faire le grand saut et encore pas mal de nouveautés qui devraient arriver sous peu. Mais…

Pour les utilisateurs avertis, le son de cloche est quelque peu différent. Si l’on se base sur notre machine de référence (la Replicator 2) il y a plusieurs points qui sautent aux yeux. Premier point, la Replicator 5G est plus lente que la Replicator 2, (alors que les vitesses d’impressions sont officiellement les mêmes, allez comprendre…).

Et puis il y a le niveau sonore de la machine, bien plus bruyante que la Rep 2, ce qui nous amène à vous parler de la conception de l’imprimante en elle-même. Un châssis en plastique ! Fini le châssis en acier traité par électrophorèse avec des panneaux rigides et démontables. Un vrai point négatif. Nous qui avions démonter et améliorer nos machines, l’opération devient bien plus périlleuse quand il s’agit de déclipser des parties en plastique sans les casser. Cette résonance des moteurs dans le châssis n’est pas du tout à notre goût…

Nous ne parlerons pas de la fiabilité de la nouvelle Replicator 5G car il est impossible de se faire un avis sur ce point après seulement une semaine de test mais dans l’ensemble nous avons hâte de voir ce que l’avenir nous réserve avec les améliorations de MakerBot Desktop et l’ajout des dernières fonctionnalités. Finalement c’est peut-être cette partie qui va nous surprendre le plus… Nous remercions encore une fois Le FabShop, revendeur officiel de MakerBot en France, pour le prêt de la machine.

Pour :

  • Le panneau de commande
  •  MakerBot Desktop et son intégration parfaite avec Thingiverse
  •  La mise en pause lors des problèmes d’extrusion
  •  Le nouvel extrudeur aimanté et éclairé
  • L’alimentation intégrée
  • La calibration automatique du plateau

Contre :

  • La vitesse d’impression par rapport à la Replicator 2
  • Le nouveau format des bobines de filament
  • Le bruit « plastique » de l’imprimante en fonctionnement
  • La conception « plastique » du châssis
  • La mise en vente d’un produit pas vraiment abouti
  • Le prix… près de 3500€, difficile de toucher un public large avec ce prix élevé
rep5g

Test de la Makerbot Replicator 5G – Partie 1

Tout le monde s’accorde sur le fait que nous ne sommes qu’au début de « l’ère 3D » alors que Makerbot lance déjà sa 5ème génération d’imprimante. Ce test à une saveur un peu particulière car comme vous le savez la Replicator 2 est notre première machine et elle nous avait donné du fil à retordre pour exploiter tout son potentiel. C’est donc le moment idéal de vérifier si MakerBot a bien tiré les leçons de ses déboires et si on peut enfin parler de Plug&Play et de fiabilité… Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous remercions bien entendu Le FabShop pour nous avoir permis de réaliser ces tests.

Partie 1 : Le packaging et le hardware

Une fois de plus, le packaging de MakerBot est difficilement critiquable. L’imprimante est vraiment bien lotie dans sa boîte en carton et les accessoires trouvent leurs places naturellement au-dessus de celle-ci. Au premier abord, on se demande même où ils sont car aucune pièces n’est visible, et vu l’épaisseur du carton d’emballage, on a du mal à croire qu’ils s’y trouvent vraiment…

L’imprimante n’est même pas encore sortie de sa boîte que nous sommes déjà interpellés par la bobine de filament livrée avec la machine. Il s’agit du même type de filament que celui livré avec la Replicator 2, à savoir du PLA transparent de 1.75 mm, mais la bobine est bien plus fine qu’auparavant et donc forcément, bien plus grande aussi…

Sur la photo ci-dessus, vous retrouvez de gauche à droite la bobine de la Replicator 2, suivie de celle de la Replicator 5G ainsi qu’une bobine de filament achetée sur le web (filament bleu). Ce n’est finalement qu’en sortant l’imprimante de son emballage que nous comprenons le pourquoi de cette modification. Dorénavant la bobine n’est plus fixée à l’arrière de la machine mais fait partie intégrante de celle-ci. On ne peut pas vraiment parler de bobine « propriétaire » car il est toujours possible d’utiliser les bobines « traditionnelles » en les posant sur un support de table, mais force est de constater que ça change un peu la donne… surtout pour les fabricants de bobine. Il serait sûrement judicieux que les constructeurs se rassemblent autour d’un format standard mais ça… c’est une autre histoire.

Il n’y a décidément pas beaucoup d’accessoires dans cette boite, un câble USB, une alimentation, une bobine de filament, un extrudeur et une documentation assez succincte qui vous permettra de brancher rapidement votre imprimante. Mais avant d’aller plus loin, revenons sur ce fameux extrudeur qui avait créé une belle polémique lors du lancement de la Replicator 2. Une chose est sûre, on ne rigole plus chez MakerBot et hors de question de se laisser piéger une nouvelle fois par une pièce mal pensée… Cette fois-ci nous retrouvons un extrudeur qui ressemble au premier coup d’oeil à celui de chez E3D, bien enveloppé dans son boîtier en plastique et aimanté pour une fixation aisée dans l’imprimante, une très belle pièce !

extrudeur

Un des autres points discutables de la Replicator 2 était son plateau de construction en acrylique qui avait tendance à se déformer assez facilement (quand il n’était pas livré déjà déformé)… Une fois de plus, les remarques ont été entendues par MakerBot et on retrouve maintenant un plateau de construction en verre dont les dimensions sont quelques peu différentes de son prédécesseur : 26.5 cm en largeur (X) contre 30 cm sur la Rep 2 et 20.5 cm en profondeur (Y) contre 15 cm pour la Rep 2. Parmi la documentation, nous retrouvons les éternelles feuilles de «blue tape » à coller pour faciliter l’adhérence du PLA. En ce qui nous concerne, nous restons avec notre tape brun de chez TESA (modèle 4309) qui a déjà fait ses preuves.

Au niveau des connectiques de communication il y a du nouveau également. Exit la carte SD et place au port USB frontal, en plus de l’USB à l’arrière pour connecter la machine à l’ordinateur. Nous retrouvons dorénavant également un port RJ45 pour y connecter un câble réseau, le Wi-Fi étant promis mais pas encore disponible. Autre point positif, le boîtier d’alimentation est maintenant  intégré à l’imprimante.

connexions

Le panneau de commande a entièrement été revu et laisse place à un écran couleur contrôlé par un large bouton de type « Jog Dial » (un bouton qui tourne de gauche à droite pour être plus simple) suivi par deux boutons poussoirs moins grands. Esthétiquement parlant, il se fond dans l’imprimante et son utilisation est bien plus sympathique que sur la Replicator 2 (plus difficile d’appuyer sur le mauvais bouton pour ceux qui auraient des gros doigts). Le menu affiche 6 possibilités pour contrôler l’imprimante « manuellement »…

screen

Print : donne accès à toutes les fonctionnalités d’impression et permet de naviguer dans vos bibliothèques d’objets (clé USB, espace de stockage interne, librairies Thingiverse et fichiers achetés),
Filament : pour changer vos bobines de filament,
Preheat : pour lancer ou couper la chauffe de l’extrudeur,
Utilities : permet d’accéder aux fonctionnalités avancées de l’imprimante comme la mise à niveau, l’appareil photo, les paramètres systèmes ou l’extinction de la machine,
Settings : permet d’accéder aux paramètres de l’imprimante,
Info : vous donne accès aux statistiques de l’imprimante ainsi qu’à la version du firmware,

On notera au passage que seul un objet était réellement dans l’espace de stockage de l’imprimante et non 5 (problème sur toutes les machines ?), mais surtout que les 5 fichiers présentés sont les mêmes que sur la version précédente de l’imprimante. Plus d’un an après, Makerbot aurait tout de même pu faire un effort d’imagination…

Comme vous pouvez le constater, il y a de nombreuses choses à dire sur cette nouvelle machine, et dans la 2ème partie de notre test nous nous intéresserons au logiciel Makerbot Desktop qui a dorénavant remplacé Makerware. Ca sera également l’occasion de vous faire part de nos conclusions finales.

Rendez-vous dans quelques jours pour la suite du test.

WP_20140323_001

L’impression 3D aux services des non-voyants…

Il existe bon nombre de projets humanitaires articulés autour de l’impression 3D mais quand on y réfléchit bien et qu’on aimerait apporter notre pierre à l’édifice, force est de constater que ce n’est pas toujours évident… Soit on manque de temps pour mener de A à Z ce genre de projet, soit on manque de compétences car imprimer une prothèse ne s’improvise pas, soit on manque de budget… bref il y a souvent un grain de sable qui vient vous refroidir.

Puis un beau jour, vous recevez un email d’un de vos proches collaborateurs fraîchement convertis à l’impression 3D qui vous explique comment il a utilisé son imprimante 3D pour imprimer un porte clé avec une inscription… en braille. Bon d’accord, on n’est plus dans l’humanitaire mais quand même quand on y réfléchis bien, ce n’est pas bien compliqué à faire, ça ne coûte vraiment pas grand chose et ça peut aider pas mal de gens. Que ce soit pour mettre sur les sonnettes, les boites aux lettres ou dans les ascenseurs, chez vous ou sur votre lieu de travail, peu importe… suivez la procédure et faite la différence ;-)

La modélisation

Pour créer votre plaquette vous aurez besoin de télécharger un logiciel de modélisation. Pour notre exemple nous allons utiliser le logiciel OpenSCAD qui est un logiciel open source et qui a la particularité de modéliser un objet à partir d’instructions. Pas besoin donc d’être un designer hors pair, il suffit de taper du texte ;-)

Pour télécharger OpenSCAD c’est par içi : http://www.openscad.org/

Ecrire en braille

On n’a souvent tendance à l’oublier mais le braille est une police de caractère dans tout son sens du terme. Pour pouvoir l’utiliser il suffit de télécharger les fichiers pour permettre à OpenSCAD de les utiliser. Et oui c’est aussi à ça que sert la communauté…

Le téléchargement des fichiers se passe sur Thingiverse. Il sont compressés donc pensez à les extraires sur votre disque dur ;-)

La plaquette

Pour générer les instructions qui permetrons à OpenSCAD de créer la plaquette il vous suffit de copier/coller le texte ci-dessous dans la partie gauche de l’écran de travail d’OpenSCAD

use<write.scad>
color ("green")cube ([120,20,2]);
translate ([5,5,2]) color("red") write("Hello World",h=10,t=2,font="braille.dxf",space=1.5);

Le texte qui sera traduit en braille sera dans notre exemple « Hello World » et il sera disposé sur un rectangle de 120 mm de long, sur 20 mm de large et d’une épaisseur de 2 mm. Libre à vous de le remplacer les paramètres dans les instructions par les votres ;)

Sauvegarder à présent votre projet dans le même répertoire que celui où vous avez extraits les fichiers de Thingiverse et appuyez ensuite sur le bouton F6 de votre clavier pour générer l’objet en question. Il ne vous reste plus qu’à cliquez sur le bouton « Design » dans le menu du haut et d’exporter votre objet au format .stl

Hello World

L’impression

Le processus d’impression est bien entendu le même que pour n’importe quel objet. Pour notre exemple nous avons imprimé la plaquette en PLA, 225°, infill 10%. Il suffit après de coller un adhésif double face pour coller notre plaquette où bon nous semble ;-)

plaquette

Il existe bien entendu d’autres moyens et/ou logiciels pour imprimer en braille mais cette procédure vous garantira un résultat optimal pour un minimum de temps. Et si vous cherchez d’autres domaines d’applications pour les non-voyants, voici un bien bel exemple ;-)

Share and Enjoy!